Influenza aviaire en France : niveau de risque « élevé », claustration obligatoire pour les basses-cours
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En bref
Depuis un arrêté du 21 octobre 2025, la France est repassée en niveau de risque « élevé » pour l'influenza aviaire hautement pathogène, ce qui impose la claustration ou la mise sous filet des volailles de basse-cour sur tout le territoire. Les propriétaires de volailles doivent anticiper
Depuis un arrêté publié le 21 octobre 2025 au Journal officiel, la France a relevé son niveau de risque face à l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de « modéré » à « élevé » sur l'ensemble du territoire métropolitain. Concrètement, cela signifie que la claustration ou la mise sous filet des volailles est redevenue obligatoire pour tous les détenteurs, y compris les particuliers possédant quelques poules, canards ou oies dans leur jardin.
Cette décision n'est pas anodine pour les propriétaires de NAC (nouveaux animaux de compagnie) qui élèvent une basse-cour à titre personnel. Elle a aussi une résonance plus large pour tous les propriétaires d'animaux domestiques, chiens et chats compris, qui doivent redoubler de prudence face aux oiseaux sauvages trouvés morts ou malades.
Pourquoi le niveau de risque est-il repassé à « élevé » ?
Cette élévation du niveau de risque s'appuie sur la dynamique forte et persistante de circulation du virus dans l'avifaune sauvage en Europe, notamment migratrice, dans les couloirs de migration qui traversent la France. Autrement dit, l'arrivée de l'automne et les mouvements des oiseaux migrateurs favorisent la propagation du virus, ce qui pousse les autorités à renforcer la prévention avant que la situation ne s'aggrave dans les élevages.
Cette dynamique n'est pas qu'une hypothèse : depuis le 3 novembre 2025, 11 foyers ont été recensés dans des élevages commerciaux et 4 foyers dans des basses-cours non commerciales. Ce dernier chiffre est important, car il montre que les particuliers détenant seulement quelques volailles ne sont pas à l'abri et sont directement concernés par les mesures de biosécurité.
Santé publique France a confirmé cette évolution dans une analyse publiée le 10 novembre 2025, évoquant un risque élevé d'introduction de l'IAHP dans les établissements détenant des oiseaux, qu'ils soient sauvages ou domestiques.
Que change concrètement la claustration obligatoire pour les basses-cours ?
Pour les particuliers possédant des volailles, les mesures imposées incluent notamment la claustration ou la mise sous filet des volailles de basse-cour, c'est-à-dire les élevages de moins de 50 animaux, ainsi que des oiseaux détenus dans des établissements non commerciaux. Concrètement, cela signifie :
- Confiner les volailles dans un bâtiment fermé, ou
- Les protéger sous un filet empêchant tout contact avec des oiseaux sauvages,
- Éviter tout accès à des points d'eau extérieurs susceptibles d'être fréquentés par des oiseaux migrateurs,
- Renforcer l'hygiène du matériel et des chaussures utilisés à proximité des animaux.
Ces mesures restent en vigueur tant que le niveau de risque national demeure « élevé ». La situation reste évolutive : certaines zones de surveillance locales, instaurées après la détection de cas, peuvent être levées si aucun nouveau foyer n'apparaît. À titre d'exemple, un arrêté préfectoral du 17 novembre 2025 a mis fin aux mesures renforcées appliquées dans 81 communes, après plus de vingt-et-un jours sans nouveau cas détecté. Cette levée locale ne change toutefois rien à l'obligation nationale de claustration, qui reste d'application tant que le niveau de risque global n'est pas revu à la baisse.
Quel est le lien avec les chiens et les chats ?
L'influenza aviaire n'est pas une menace directe et courante pour les chiens et les chats. Le principal point de vigilance concerne le contact avec des oiseaux sauvages malades ou morts que votre animal pourrait croiser lors d'une promenade ou dans le jardin. Par précaution :
- Évitez de laisser votre chien ou votre chat manipuler, mordiller ou ingérer un oiseau mort trouvé dehors.
- En cas de doute sur l'état de santé de votre animal après un tel contact, consultez rapidement votre vétérinaire.
- Signalez tout oiseau sauvage mort en nombre anormal aux autorités compétentes locales.
Ce réflexe de consultation rapide, sans attendre par crainte du coût, est justement l'un des intérêts d'une couverture santé animale adaptée : elle permet d'anticiper sereinement une consultation vétérinaire d'urgence si le doute s'installe.
Quels frais vétérinaires anticiper pour les propriétaires de basse-cour ?
Pour les propriétaires de NAC qui détiennent des volailles, cette actualité rappelle qu'une suspicion ou une contamination peut entraîner des frais non négligeables : visite vétérinaire en urgence, analyses de laboratoire, mesures de quarantaine ou de biosécurité renforcée sur l'exploitation. Ces coûts s'ajoutent parfois à une éventuelle hospitalisation vétérinaire selon la gravité de la situation.
Il est utile de rappeler que l'assurance santé animale reste un produit facultatif : aucun texte n'impose d'assurer la santé d'un NAC, contrairement à l'assurance responsabilité civile obligatoire pour les chiens catégorisés, qui relève d'un cadre totalement différent (voir par exemple l'assurance santé pour une espèce de NAC comme la tortue pour un aperçu du fonctionnement de ce type de contrat). Selon l'assureur et l'espèce, certaines formules dédiées aux NAC peuvent couvrir des frais de consultation ou de soins liés à des maladies infectieuses chez les oiseaux domestiques — les garanties précises, exclusions et plafonds dépendent toutefois entièrement du contrat souscrit.
Ce qu'il faut retenir avant de demander un devis
Cette alerte sanitaire illustre bien à quel point les frais vétérinaires peuvent survenir de façon imprévue, que l'on possède des volailles de basse-cour, un chien ou un chat. Anticiper ces dépenses grâce à une assurance santé animale adaptée à votre situation permet d'aborder ces épisodes avec plus de sérénité, sans que le coût ne retarde une décision de consultation.
Chaque contrat a ses propres garanties, exclusions et plafonds : pour savoir ce qui est réellement couvert pour votre animal, le plus simple reste de comparer les formules disponibles.
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Sources
- Services de l'État dans le Rhône — arrêté du 21 octobre 2025 sur le niveau de risque influenza aviaire
- Services de l'État dans les Pyrénées-Atlantiques — mesures de biosécurité pour les basses-cours
- Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire — situation de l'influenza aviaire en France
- Santé publique France — analyse de risque épidémiologique du 10 novembre 2025
- Ce qui est réellement obligatoire en matière d'assurance animal
À retenir
- Depuis l'arrêté du 21 octobre 2025, le niveau de risque influenza aviaire est passé de « modéré » à « élevé » sur tout le territoire métropolitain.
- La claustration ou la mise sous filet des volailles de basse-cour (moins de 50 animaux) est obligatoire pour tous les détenteurs, y compris les particuliers.
- Depuis le 3 novembre 2025, 11 foyers ont été recensés en élevages commerciaux et 4 en basses-cours non commerciales, preuve que les particuliers sont concernés.
- Le niveau de risque reste élevé sur le territoire national et les mesures de mise à l'abri continuent de s'appliquer, la situation étant réévaluée localement (levées de zones de surveillance possibles).
- Les frais vétérinaires liés à une suspicion ou une contamination (visite, analyses, quarantaine) peuvent être significatifs pour un détenteur de volailles, un point à anticiper via une assurance santé animale adaptée aux NAC.
Questions fréquentes
- Qu'est-ce que le niveau de risque « élevé » pour l'influenza aviaire ?
- C'est un classement officiel décidé par arrêté ministériel, qui reflète l'intensité de circulation du virus dans la faune sauvage. Passé de « modéré » à « élevé » le 21 octobre 2025, il déclenche des mesures de biosécurité renforcées pour tous les détenteurs de volailles, professionnels comme particuliers.
- La claustration des volailles de basse-cour est-elle vraiment obligatoire pour un particulier ?
- Oui : tant que le niveau de risque reste « élevé » sur le territoire national, les basses-cours de moins de 50 animaux doivent être claustrées ou les oiseaux mis sous filet, au même titre que les établissements non commerciaux détenant des oiseaux.
- Mon chien ou mon chat risque-t-il d'attraper l'influenza aviaire ?
- L'influenza aviaire touche avant tout les oiseaux. Le principal risque pour un chien ou un chat est le contact avec un oiseau sauvage mort ou malade trouvé dehors : mieux vaut l'empêcher de le manipuler et consulter un vétérinaire en cas de doute.
- Que faire si je suis propriétaire de volailles de basse-cour et que je remarque des signes suspects ?
- Contactez rapidement votre vétérinaire ou les services vétérinaires locaux. Ne déplacez pas les animaux et respectez les consignes de biosécurité en vigueur dans votre département.
- Une assurance santé animale peut-elle couvrir les frais liés à l'influenza aviaire pour mes volailles ?
- Selon l'assureur et l'espèce, certaines formules dédiées aux NAC peuvent couvrir des frais de consultation ou de soins liés à des maladies infectieuses chez les oiseaux domestiques. Les modalités précises (garanties, exclusions, plafonds) dépendent entièrement du contrat : mieux vaut vérifier via un devis personnalisé.
- Le niveau de risque va-t-il rester « élevé » longtemps ?
- La situation est évolutive et réévaluée régulièrement par les autorités selon la circulation du virus dans l'avifaune sauvage. Des zones de surveillance locales peuvent être levées si aucun nouveau cas n'est détecté, sans que cela change le niveau de risque national.
- L'assurance santé pour NAC est-elle obligatoire à cause de cette alerte ?
- Non. Aucune obligation légale n'impose d'assurer la santé d'un NAC, y compris en période de risque sanitaire élevé. Seule l'assurance responsabilité civile des chiens catégorisés est une obligation légale, sans rapport avec l'influenza aviaire.
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